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5月19日 Sur Zodiac de FincherFincher, gosse élévé à l'école du clip, à qui l'on a souvent reproché d'être trop stylé, signe, avec Zodiac, son History of Violence à lui. Tout comme Carpenter, Zodiac marquera assurément un virage profond dans la carrière de Fincher. En effet, après une courte filmographie, à l'attaque sublime mais à la longueur de bouche décevante (Alien 3, sauvetage miraculeux mais qui vieillit mal; Seven, formidable premier vrai millésime; the Game, second cru sympathique mais pas à la hauteur de nos espérances; Panic Room, qui vire au vinaigre; et Fight Club, chef d'oeuvre encore trop jeune que les années sublimeront ). Bref, une filmographie honorable mais, en dessous de ce qu'elle promettait, au point qu'avant la sortie de Fight Club, on aurait pensé que Fincher était, au fond, qu'un garçon trop doué.
Zodiac rompt avec ce côté trop adolescent de ces films précédents. Ici, tout est en nuance, en subtilités, du velours ! Certe, la mise en scène impressionne moins souvent, plus classique, mais elle frappe fort aux instants où elle est nécessaire, avec trois scènes inoubliables (la scène d'introduction; la dispute entre le dessinateur et sa femme - symboliquement et intellectuellement géniale; enfin, la scène finale de la rencontre) , servant le récit plus que l'esthétique.
L'autre choix, qui fait de Zodiac un grand film est sa façon d'appréhender le thriller. Comme History of Violence était une rupture complète avec les films de mafia (du Parrain à Casino en passant par Scarface), Zodiac est une rupture avec toute une lignée de film marqué de façon définitive par le Silence des Agneaux. Dans Zodiac, ce n'est plus le tueur en série, mythe américain et cinématographique, qui est le centre du film, mais les enquêteurs qui gravitent autour, leur vie, l'histoire de l'amérique qui défile. Le coup de génie de Fincher, c'est, au sein d'un thriller, de ne pas scruter le mal et notre fascination pour lui, mais de nous mettre en abîme et de scruter l'âme humaine, la nôtre, faite de médiocrité, de faiblesse, mais aussi de sublime, absolu et de croyances.
7月23日 Amoureux de Paname"Paris je t'aime", qui n'a pas murmuré ces mots, un jour, trainant dans les allées du Luxembourg, buvant un verre le soir au Marly, fllânant sur le pond des arts en Hiver. Le Paris du film était de le faire crier à la caméra d'une dizaine de réalisateur. Le résultat, lui, n'échappe pas aux deux défauts de ce genre de production. Tout d'abord, l'inégalité évidente entre les différents cours métrage, allant du petit bijou comme celui des frères Cohen à une sorte de spot de pub issu d'une campagne de sensibilisation de l'éducation nationale pour celui des quais de Seine. Le second est le côté parfois un peu artificiel de certains, qui au fond auraient pu être tournée dans n'importe quel quartier, le lieu n'intervenant à aucun moment dans le scénario du court métrage, ce qui hélas, était un peu le pari du film. Cependant, le tout est merveilleusement bien monté, forme un tout très cohérent (ce qui n'était pas gagné d'avance) et se laisse regarder avec un plaisir certain. |
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